
Un titre d’article pesant, effrayant.
Pourquoi ? Parce qu’il nous rappelle tout le négatif, tout ce que nous vivons depuis bientôt 8 mois. Nous vivons avec une épée de Damoclès au-dessus de nos têtes à chaque sortie, à chaque rencontre. Cela complique les relations humaines, ou plutôt nos habitudes dans les relations humaines.
Que nous reste-t-il pour traverser cette période de mouvements contraints, de contacts restreints ? Il nous reste notre pensée, notre réflexion. Je tenterai ici de vous expliquer de façon très simple ce que nous traversons et pourquoi cela a un impact si grand sur nous. Bien que cet article soit loin d’être exhaustif, il vous donne des pistes pour comprendre en partie ce qu’il se passe.
En fait, on devrait aller mieux si on en croit la vague d’accent sur la sophrologie, la méditation, et le temps pour soi, qui existait avant la COVID-19. Beaucoup ont maintenant ce temps si précieux qui nous filait entre les doigts avant cette crise sanitaire. Et pourtant, notre pensée semble paralysée, le temps semble filer encore plus vite. On se sens submergé. On se sent seul alors même qu’on aimait les moments de répit avant.
En effet, cette nouvelle période ne porte pas le nom de « crise » pour rien. Elle nous met face à notre vulnérabilité, face à la mort. La nôtre mais aussi celle des autres qui nous sont chers. Tout notre monde, externe et interne, est en péril.
Lorsqu’elle est présente en quantité raisonnable, l’inquiétude face à la mort nous dit que le temps passe, c’est ce qui nous pousse à faire des choses positives, à faire quelque chose de notre existence pour profiter. Depuis notre naissance, nous grandissons dans une société qui nous explique comment faire pour profiter de cette existence. Parfois on y arrive, et parfois pas, mais on essaie toujours. On se sent bien quand on prend un parent dans nos bras, quand on se rencontre entre amis pour prendre un verre dans un bar. On est fier quand on se rend à un entretien d’embauche et qu’on sert la main au recruteur, quand on gagne un match de sport et qu’on se tape dans le dos dans les vestiaires. On est apaisé lorsqu’on va flâner en forêt regarder les feuilles des arbres rougir en automne pendant des heures ou bien faire une séance de shopping dûment méritée après une journée au travail.
Aujourd’hui, toutes ces choses, ces actions, qui nous permettaient de ressentir du positif sont devenues dangereuses. C’est certainement de manière temporaire, le temps que la communauté médicale trouve un traitement, un vaccin. En attendant, la menace est permanente et omniprésente dans notre quotidien. L’inquiétude est alors très présente, parfois trop présente. C’est le traumatisme. Elle peut alors paralyser notre pensée, notre réflexion, notre capacité à ressentir du positif. On ressasse, et le négatif s’entasse. On rajoute à cela le confinement, parfois sans personne à qui parler, parfois sans la capacité de se confier même si quelqu’un est présent. Et un cercle vicieux s’installe.
Nous l’avons vu dans le dernier article, nous ne sommes pas tous égaux face à la solitude. Il en est de même face au traumatisme de la pandémie. Nous réagissons comme nous le pouvons à la menace actuelle et au traumatisme. Parfois en s’enfermant chez soi, parfois en agissant comme si de rien n’était, parfois même notre esprit peut se défendre an allant jusqu’à nier l’existence du virus.
Oui mais que faire ? Ouvrir le chemin à la pensée et à la parole. Se concentrer sur ce qui est difficile pour nous dans cette période au regard de ce que nous avons vécu, de la manière dont nous avons grandit et expérimenter le lien à l’autre. On peut réfléchir à ce que ce lien nous apporte, faire du lien autrement et prévoir de nous même de modifier nos habitudes. Une partie du quotidien nous échappe, et si on se concentrait sur le reste ?
Marc Aurèle, empereur romain et philosophe, nous parle un peu de nos capacités d’adaptation et de notre pouvoir de les mettre au travail dans Pensées pour moi-même : « Tout ce qui arrive ou bien arrive de telle sorte que tu peux naturellement le supporter ou bien que tu ne peux pas naturellement le supporter. Si donc il t’arrive ce que tu ne peux pas naturellement supporter, ne maugrée pas, car cela passera en se dissolvant. Souviens-toi cependant que tu peux naturellement supporter tout ce que ton opinion est à même de rendre supportable et tolérable, si tu te représentes qu’il est de ton intérêt ou de ton devoir d’en décider ainsi. ». Un paragraphe un peu compliqué pour nous dire que la rumination et les pensées négatives ne sont pas une fatalité. Le chemin est parfois long et toujours parsemé de beaucoup d’émotions mais nous pouvons modifier les schémas de pensées qui nous empêchent d’avancer dans toutes les situations.
C’est bien plus facile à dire qu’à faire … ou plutôt bien plus facile à écrire qu’à penser et encore plus difficile à ressentir. Si vous souffrez de la pandémie ou du confinement, c’est le moment opportun pour chercher de l’aide. Parfois un article ou un livre nous aide à avancer, parfois ce n’est pas assez.
Pour continuer de vous aider, le cabinet reste ouvert pendant le confinement avec toutes les mesures sanitaires en vigueur. En présentiel, par téléphone ou bien par appel visio, il est toujours possible de prendre rendez-vous. N’hésitez pas à me contacter.

Il faut aussi relire Seneque !!! Mais je valide Marc Aurele, excellente référence pour la situation et ce que nous vivons.
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Cette période nous permet effectivement de relire les pensées des philosophes stoïciens sous un autre jour. Beaucoup ont participé au développement théorique de la psychologie.
Pourquoi ne pas en tirer quelques enseignements pour notre cheminement personnel ?
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