
Après une période de fêtes de fin d’année en demi-teinte, nous voilà en 2021 presque comme si de rien n’était…
Des rassemblements empêchés, des câlins interdits, des parties de la famille ou des amis pas vus, des angoisses et très peu d’action. Mais aussi du calme, des pensées, des soupirs, des jeux de société, des visios… Ce temps des fêtes n’avait rien de celui des années précédentes.
On a pu percevoir aussi une différence dans l’envoi des messages de bonne année. Ils étaient parfois moins nombreux, comme si tout le monde avait décidé d’aller à l’essentiel. De s’assurer que ceux qu’on enverrait aient du sens, fasse du lien.
Le contenu des messages était spécial : « on a décidé de ne rien souhaiter, juste vivre », « juste que tout aille bien », « que tout soit un peu mieux ». On a vu apparaitre du courage, de la force, de l’apaisement mais très peu de santé. On n’ose pas peut-être de peur que ça porte la poisse, que la COVID suive nos messages pour nous en faire baver encore un peu plus.
Je vous propose l’image d’un pont suspendu entre deux falaises au-dessus d’une rivière comme le pont de Capilano à Vancouver au Canada. Des cordes qui semblent fragiles mais des planches, et un ensemble, qui semblent solides. On ressent une inquiétude lorsqu’on le traverse et puis un soulagement quand on est de l’autre côté et puis en fait … c’est tout. La même vue sur le pont, la même perspective sur les arbres qui entourent la rivière et les côtés abruptes du canyon. On se demande pourquoi on a ressenti ses inquiétudes supplémentaires, pourquoi ce trouble si rien ne change. La rivière suit son cours peu importe le côté du pont où nous sommes et notre vie se poursuit.
Les fêtes de fin d’année étaient suspendues au-dessus de l’épidémie COVID pour relier l’an 2020 à l’an 2021 avec son lot d’inquiétudes supplémentaires. Elles étaient suspendues avec la fragilité de nos ressources, qui s’épuisent parfois, comme cordes, et la force de l’amour inconditionnel, qu’il soit familial ou amical, en guise de planches. L’un pouvant venir renforcer l’autre à tout moment pour nous permettre de traverser en portant nos inquiétudes supplémentaires, nos tristesses et nos manques.
Nous avons traversé le pont, nous sommes arrivés en 2021 et rien n’a changé. La rivière de l’épidémie suit son cours. La vue est la même sur la danse des restrictions, des couvre-feux, des confinements. Il y a bien le vaccin qui arrive mais on attend des nouvelles pour la logistique de la campagne de vaccination. Les opinions divergent, et l’incertitude est toujours là pour certains.
Que fait-on alors pour 2021 ? On arrête de cloper ? Avec le stress de la situation, on n’a jamais été si peu certain d’y arriver ! On se met à la salle de sport ? Si elle ré-ouvre, on n’est pas sûr qu’elle puisse rester ouverte longtemps…
Et si on se lâchait la grappe cette année ? Pas de résolution, pas de projection, juste l’instant présent, juste nous et notre entourage, en petit comité, avec masque ou en visio, ici et maintenant. On se laisse tenter par un menu « Carpe Diem » sauce épicurien … à emporter bien sûr 😉

Merci pour votre lettre qui interpelle chacun de nous … ! Je me sens triste, frustrée et en même temps je découvre la force des liens familiaux et amicaux surtout, pour ma part ! Merci à vous tous d’être ce que vous êtes … ! Merci d’être là et puisons en chacun d’entre nous la force de résister et de rester unis ! À très vite !
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Merci pour votre témoignage et vos encouragements ! Il est vrai que la période actuelle est longue et rude sur nos émotions. Il ne faut pas hésiter à mobiliser nos liens à notre entourage (familial, amical ou même associatif parfois) pour continuer d’avancer. Vous le dites si bien, nous puisons dans nos réserves de force ! Votre commentaire m’a donné envie de proposer un article sur la façon de recharger ses réserves et éviter d’en manquer ! Je m’y atèle bientôt, c’est promis ! Prenez soins de vous.
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